Cinéma

Cinéma: réstrospective 2008

Cinema: meilleurs films 2008

Fin d’année oblige, les journaux, magazines, sites, chaînes TV font le tour des films qui ont marqué une année cinématographique bien garnie. Je leur pique cette bonne idée (devenue commune) pour proposer un classement des films qui m’ont marqué cette année 2008. Pour continuer dans l’originalité, voici un petit classement des cinq meilleurs films qui m’ont fait parler, hurler, pleurer, sourire, réfléchir :

I.Two Lovers. Dans ce film dramatique, James Gray (réalisateur) laisse tomber les bandits et les flics (”La nuit nous appartient”) pour filmer les banalités de la vie: un garçon dépressif (Joaquin Phoenix), une fille très sage (Vinessa Shaw) et une voisine instable (Gwyneth Paltrow) qui couche avec un homme marié. Un film plein d’amour, d’humour, de sensibilité (merci Joaquin), et une mise en scène qui prend souvent le dessus sur les dialogues.  Le dernier film de Joaquin Phoenix est sans doute son plus grand, on va le regretter. A voir et revoir !

II. No country for old men. Encore un grand film des frères Coen qui nous propose une course poursuite entre un loser (Josh Brolin) qui a le bonheur (ou le malheur) de ramasser une mallette pleines de billets  et un tueur à gage (Javier Bardem) aux méthodes peu communes. Ici, on parle d’argent, de justice, de malheur, au final, de la vie et de l’existence avec un humour noir et décalé, entouré de paysage comme seuls les frères Coen savent les filmés. Je l’aurai vu après Two Lovers je l’aurai mis en premier.

III. Gomorra. Ce film adapté du bestseller de Roberto Savianoaborde le sujet très délicat de la Camorra. Ce film tourné par moment comme un docu-fiction entremêle cinq histoires dénonçant, chacune, les activités illégales et les combines de la Camorra. Du traitement d’ordure au trafic de drogue tout y passe. Matteo Garrone (Réalisateur) aurait pu tomber dans le sensationnalisme, finalement il a fait du livre de Roberto Savianoun film submersif qui montre à quoi ressemble cette réalité sans ménagement et sans artifice. Ce film méritait mieux au festival de Cannes.

IV. Valse avec Bachir. Ce n’est pas un film d’animation ou un documentaire tout court mais un documentaire d’animation. Ari Folman illustre les témoignages bien réels par des animations poignantes qui font plonger le spectateur dans la vie de ces jeunes soldats israliens au debut des années 80 à Beyrouth. Ils perdent leur innocence et et leur insouciance avec cette guerre qui les dépasse parfois et qui les dégoute souvent. A voir l’esprit reposé.

V. A bord du Darjeeling Limited. Voici un voyage initiatique de trois frères (Adrian Brody, Jason Schwartzman, Owen Wilson) à la recherche de leur mère à travers l’Inde. Ce road-trip façon rail de Wes Anderson transpire l’humour (vraiment drôle en comparaison aux films cités dans cette article), et montre comment trois frères qui se sont perdus de vue se retrouvent à renouer les liens entre eux et à faire la paix avec eux même.

Mention spéciale à Be Kind Rewind du réalisateur français Michel Gondry, dans lequel Jack Black fait revivre des scènes de films cultes en VHS. On y retrouve des scènes cultes de “Gost boasters”, “2001 l’odyssée de l’espace”, “Robocop”, “Men in Black”. Ici pas d’animation graphique par ordinateur, juste des effets spéciaux avec un peu de carton et beaucoup d’humour.  On y reconnait bien la marque de fabrique propre à Michel Gondry. Par contre on ne retiendra pas Phénomènes de Night Shayamalan qui commence plutôt bien, qui continue en course poursuite endiablé avec la nature pour terminer sur un “Au mon Dieu” en français dans le texte. Il aurait pu êtrebien, il est finalement décevant.

Et vous, quel a été le film qui vous a marqué cette année ?

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Two Lovers: Un autre Gray

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Synopsis
New York. Leonard hésite entre suivre son destin et épouser Sandra, la femme que ses parents lui ont choisi, ou se rebeller et écouter ses sentiments pour sa nouvelle voisine, Michelle, belle et volage, dont il est tombé éperdument amoureux. Entre la raison et l’instinct, il va devoir faire le plus difficile des choix…

Two lovers: Romantique
Si “Two Lovers” séduit autant, c’est parceque ces personnages y crient “je t’aime”, comme d’autres “Adrian” (dans Rocky) ou “Cours Forrest !” (dans…vous savez de quel film je parle). Sans penser que l’élégance est une question de non dits. “Two Lovers” est un diamant brut de romantisme qui pointe du doigt le voyeurisme du spectateur ou de ses personnages.

Two lovers: Dramatique
Joaquim Phoenix qui assiste au quotidien d’une vie de couple caché dans l’embrasure d’une porte, et la gène devient douleur. Gwyneth Paltrow qui adresse un regard caméra persistant après avoir menti sur ses sentiments, et le doute devient fatalité.Ici, tout n’est qu’une question d’agencement d’images, de photos qu’on cache parecqu’elles blessent et de voisine qu’on espionne par sa fenêtre.En replaçant la mise en scène au coeur du sujet, James Gray parvient à sublimer le classicisme dont il n’a jamais cesser de se réclamer.

Ce dernier film (jusqu’au prochain) de Joaquim Phoenix est comme une tarte au citron meringuée un dimanche après midi à la seule différence que vous pouvez le consommer sans moderation !

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